
Depuis le 1er janvier 2025, toutes les maisons classées G au diagnostic de performance énergétique ont été interdites à la location. Cette mesure de la loi Climat et résilience a pour but d’éliminer progressivement les passoires thermiques qui représentent 17 % du parc immobilier français. Face à cette échéance, une enquête révèle que près d'un propriétaire bailleur sur deux ne sait toujours pas quelle stratégie adopter.
Un parc immobilier français en mutation forcée
Parmi les 29 millions de résidences principales en France, environ 4,8 millions sont considérées comme des passoires thermiques (classes F et G). Plus précisément, 2 millions de logements étaient classés G en 2022, dont 812 000 en location. Malgré l'imminence de l'interdiction, 31 % des propriétaires bailleurs ignorent encore la classe énergétique de leur bien.
Trois options stratégiques pour les propriétaires concernés
Face à cette situation, les propriétaires-bailleurs peuvent envisager plusieurs solutions :
- Rénover pour améliorer la performance énergétique (choix de 36 % des bailleurs)
- Vendre avant l'interdiction (option retenue par 17 % des bailleurs)
- Changer la destination du bien pour échapper à la réglementation
Des aides financières conséquentes, mais sous-exploitées
Bien que 72 % des bailleurs méconnaissent les dispositifs d'aide, plusieurs soutiens financiers significatifs existent :
- MaPrimeRénov' : jusqu'à 20 000 € sur 5 ans avec bonus de 10 % pour sortir de l'étiquette G
- L'éco-prêt à taux zéro : jusqu'à 50 000 € remboursables sur 20 ans sans intérêts
- Les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) : des primes variables selon les travaux
Pour sortir de la classe G, les propriétaires doivent prioritairement investir dans l'isolation thermique, le remplacement des systèmes de chauffage obsolètes, l'amélioration de la ventilation et le changement des menuiseries.
Ces rénovations représentent non seulement une solution à l'interdiction imminente, mais constituent également un investissement qui valorise le patrimoine immobilier. Parallèlement, elles participent à la réduction de l'empreinte carbone du secteur résidentiel, responsable de 20 % des émissions de CO2 en France.
Ainsi, tenez compte de ces informations citées ci-dessus si vous voulez continuer à mettre votre maison en location à Chantepie ou ailleurs.